Gerson Bettencourt

Projet pluridisciplinaire autour de la notion de portrait en intéraction avec une école et une résidence pour personnes âgées

Lieu : Ecole Pîlatre de Rozier – Quartier de la Grange-aux-bois

Participants :  classes de CM1 et de CM1-CM2 de l’école et un groupe de personnes domiciliées à la Résidence Haute-Seille – Quartier Centre ville


Le portrait et l’autoportait

L’intervention de la personne consiste à mobiliser des éléments pertinents qui serviront à la création d’un autoportrait en explorant diverses possibilités afin d’arriver à ce résultat.

L’autoportrait est la réalisation d’un portrait par soi même, si on se réfère à sa définition la plus élémentaire. Mais il peut être pensé et représenté autrement que par les moyens conventionnels propres au portrait.

Gerson Bettencourt entend par là, que si l’autoportrait est une présentation de soi, qui se traduit couramment par une représentation physique, la personne sera vivement encouragée à découvrir des moyens sensibles autres que celui du simple « reflet miroir », car il est aussi possible de parler de soi sans passer par une représentation de soi.

La construction d’une identité passe forcément par des voies multiples dont l’environnement social proche (la famille, la maison, les amis…) ou élargi (le quartier, l’école…) constitue un socle fondamental. Il reste aussi l’intimité, « le monde » de la personne, celui qu’elle a construit dans le réel comme dans l’imaginaire. Cette piste, aboutit sur une approche sans doute plus fantastique que réaliste.

Le champ de la traduction formelle de ce projet est multiple, permettant à des notions aussi diverses que le réalisme, l’objectivité, la sensibilité, la poésie ou encore l’abstraction de s’accorder.

Ce projet sera abordé de manière croisée, c’est-à-dire que le rôle de l’artiste va consister d’une part à accompagner les participants dans la construction de leur portrait sensible, sans forcément interférer dans leurs choix et d’autre part, compléter cet aspect sensible de l’autoportrait, dans  lequel par des moyens détournés et éclectiques chaque personne parlera de soi,  par une intervention photographique neutre, objective qui inscrit les participants dans leur environnement.

Ce croisement de regards et de générations permettra d’exploiter la grande diversité conceptuelle et plastique propre à la thématique abordée.

Afin de n’exclure toute la richesse propre à l’expérimentation, ce projet tel qu’il est abordé doit avant tout être considéré comme un point de départ.


GALERIE



Un mot sur son travail :

« Je m’intéresse surtout à la question du portrait à travers le support photographique.(…) Mon travail est un travail de reconstitution qui nécessite deux choses, d’une part une phase préliminaire d’observation à l’insu du sujet que je souhaite photographier, ensuite la participation du sujet à la réalisation de son image (le temps de la confrontation photographique : entre prendre et recevoir). Finalement, je recherche la clarté, la sobriété, la simplicité dans mes images, images que je laisse glisser vers leur propre solution. » G.B.F. 






© Faux Mouvement – 2011


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